- Mon père aimait bien chanter quand j’étais petit, et pendant de nombreuses années j’ai cru dur comme fer que c’était lui le vrai chanteur de « Fais du feu dans la cheminée » (Jean-Pierre Ferland).
- Depuis mon enfance, je dois épeller mon nom de famille quotidiennement. Je dois parfois expliquer que malgré mon patronyme, je suis un francophone né sur le Plateau Mont-Royal. Mon prénom se prononce en français Denis, pas à l’anglaise Dennis. Le nom McCready, écossais ou irlandais – c’est encore obscure – a été transmis de père en fils depuis 1820 au cours de mariages avec des femmes nommées Casey (Irlandaise), Forcade (Prussienne), Gingras, Séguin (une lointaine descendante d’un soldat du régiment de Carignan et d’une fille du Roy) et Villeneuve, toutes trois du Québec francophone. C’est une coincidence si je parle si bien anglais, et parfois mes interlocuteurs anglophones me demandent naïvement comment se fait-il que je parle si bien le français (!?!).
- Lorsque j’étais enfant, j’étais très impressionné par la première mission Apollo sur la lune. Je passais des heures à regarder les photos dans les National Geographics de mon frère. Pour moi, ces deux astronautes étaient de vrais héros. Hors en juillet 2007, pour mon travail, j’ai eu l’occasion de rencontrer le 2e homme qui a marché sur la lune, Buzz Aldrin.
- Depuis deux ans, je collectionne les machines à écrire mécaniques, surtout les modèles portables. J’en possède plus d’une trentaine, et occasionnellement j’en fais rénover une à fort prix (ouf!) par un réparateur de St-Léonard. Ma plus ancienne est un modèle pliable Corona #3, qui a inspiré mon texte Vermifuge l’an passé aux Auteurs, et qui date de 1917.
- Pour pleins d’aspects de ma vie, je souffre du syndrôme de l’imposteur, et je suis convaincu d’être totalement incompétent. J’ai parfois des pointes d’angoisse à l’idée qu’on me démasque. Je travaille en télévision-cinéma depuis plus de dix ans, et malgré ma pathologique conviction, on me donne des budgets de plus en plus gros à gérer, sur des sujets de plus en plus complexes. C’est la même chose pour les ADD, où malgré mes nombreuses participation, j’ai toujours l’impression que je suis pas assez profond, ou assez drôle, ou que mes textes ne sont pas assez travaillés. Curieusement, je ne nourris aucun doute sur mon pouvoir de séduction ou sur la valeur esthétique de mes photos. Devrais-je consulter?
RENVOI TAG
Ayant perdu le fil de quel(le) auteur n’a pas joué à ce jeu, je donne la tag à ceux et celles qui restent. Mais j’invite aussi à un nouveau jeu de tag : votre première expérience de lecture en public.
NOUVELLE TAG
Pour ma part, c’était à l’église St-Stanislas de Kostka, rue St-Joseph, où j’ai fait une des lectures lors d’une messe spéciale. J’avais 9 ans, un trac fou, des lunettes immenses, tremblotant dans ma chemise carottée dont les pointes du collet étaient aussi larges que mes maigres épaules, portant mes pantalons de corduroy – un tissus que j’ai eu en aversion pendant 25 ans. Ça m’a donné une émotion phénoménale de commencer mon texte en appelant « Frères » un parterre remplis de personnes qui m’écoutaient religieusement… C’est de là que me vient probablement la piqure, et c’est ça qui m’a poussé à faire de l’impro plus tard, et à rechercher ce plaisir que je prends régulièrement aux ADD.
Et vous, messieurs Hardcore, Lauzon et Petit, quelle a été votre première performance de lecture publique?