Extrait “Moustache” du Père Aubé.
Je regardais, par les grandes fenêtres du Kremlin, la place rouge et la Moskova en me disant que mes yeux se posaient peut-être sur elles pour la dernière fois…Car comme l’ensemble de mon peuple, je vivais dans la peur d’être assassiné ou déporté au Goulag sans explication…
…C’est donc à titre de barbier personnel de Staline que je pus le suivre pendant 25 ans…
…Le plus difficile pour moi, avait toujours été de ne pas trembler.
La moindre coupure se voulant une condamnation à mort assurée.
Sans compter son souci d’avoir une moustache bien fournie, absolument symétrique. Sa moustache symbolisant sa puissance sous toutes ses formes, incluant bien entendu, sa puissance sexuelle…
…Comme à tous les soirs, je plaçai ma mallette sur une petite table à côté du fauteuil de Staline. Ce dernier me salua simplement sans me regarder, puisque absorbé par le spectacle et fébrile dans l’attente d’assister à une nouvelle orgie…
…Allez, donne du plaisir au chef de ta nation pendant qu’on le rase. Ensuite je te rendrai folle en balayant ton sexe de ma grosse moustache…
…J’espérai, en rasant sa joue, qu’il n’ordonne pas qu’on fasse bêtement exploser la tête de la maladroite…
…Ma pauvre sœur, le visage couvert d’ecchymoses semblait être destinée à assouvir ses désirs tordus…
…-Haaa ! Sergueï ! Celle-ci est aussi chaude que ta serviette sur ma peau, allez maintenant termine mon cou, que je dévore au plus vite cette alliée des chemises blanches !…
J’appuyai lentement ma lame sur sa gorge.
Je levai les yeux et obtins enfin le signal d’Alexeï et Léonid, mes collègues postés prêts de l’entrée…
D’un coup sec, je tranchai sa gorge. Un mouvement que j’avais répété dans ma tête à chaque soir, depuis tant d’années.
Il resta figé alors que son sang gicla au plafond, éclaboussant de vifs jets le candélabre préféré de Catherine de Russie…
…- Je savais que tu réussirais Sergueï, me dit-elle en pleurant.
Viens, filons maintenant, pendant que nos troupes infiltrent le Kremlin…
-Un instant Anna… dis-je, il me reste une chose à faire…
…-Va Staline, voilà ce que je fais de ta puissance !
février 13th, 2007 à 15:40
Le barbier de Séville est déclassé vive le barbier de Staline!
Père Aubé est bon pour nous…pour nous, porno c’est la même chose.
Martin P
février 14th, 2007 à 12:18
Merci pour les bons mots.
Il manque toute la chair sur l’os pour le texte, mais les habitués peuvent imaginer un peu.
P.A.