Un bon dimanche au Monastère

Jean-François Aubé alias Jacquelin Préjean nous avais prévenu, il nous réservait une soirée unique et nous fûmes exaucés.
D’abord 3 découvertes.
Valérie Pelletier, notre brindille de traductrice, est apparue au beau milieu d’un show qui avait jusque-là des allures de rodéo. Les apparences sont trompeuses avec celle-là. L’ingénue cache un goût pour l’humour subtilement sadique, vous savez celle qui vous fait regretter de lui avoir appris une prise de karaté…ou prêter les clefs du chalet, ou pire donner votre caméra vidéo…

Maintenant Patrick Drolet, pieuvre théâtrale comme on en voit peu. Pour sa première participation au cabaret, il nous invitait à une partie de poker où les gagnants étaient dans la salle. L’homme nous a rappelé que la manière de livrer les textes mérite d’être adaptée à ce dernier. Son texte, mériterait d’être reproduit en entier, sur ce blogue, juste pour démêler les rêves étranges qu’il a suscités chez moi. On souhaite qu’il nous adopte.
Troisième recrue, la tornade soreloise, Marie-Christine Lachance a joué avec la salle comme un toréador qui cacherait une scie mécanique derrière son foulard rouge. La fille est en ébullition constante, son texte polymorphe préfigure une hyper créative. Je résumerai en vous donnant une dernière image: vous regardez le ciel, il y a un météorite qui entre dans l’atmosphère, le feu incandescent donne au loin une traînée lumineuse, et devant ce spectacle on fait un voeux et l’on se dit que la vie est belle. Mais la météorite, qui n’est pas là pour jouer à la fée des étoiles, continue sa course, et vous réalisez trop tard que la comète se dirige droit sur votre tête crédule, c’est ça, Marie-Christine Lachance.

Bravo à Martin Dubé, Patrick Bélanger, Mario Bélanger et Jean-François Aubé,
Merci à Denis McCready, Benoit Mendreshora et Hugo Dubreuil pour l’appui volontaire, crucial et subtil qui aide à tenir les colonnes du temple.
Martin Petit
Vous y étiez? qu’en pensez vous ? Suis-je un bon chroniqueur culturel?
mars 12th, 2007 à 18:44
Très bon chroniqueur culturel, Martin. Les bons, ça court pas les rues (surtout si y a pas de trucs gratos à se mettre sous la dent ou de pseudo vedettes avec qui ils ont le plaisir opportuniste de poser devant le kodak), et malheureusement, ça vient pas assez souvent aux ADD.
Maintenant, pour ce qui est de mon “appui volontaire, crucial et subtil”, franchement je me demande de quoi tu parles… Fais-tu allusion à mes applaudissements solidaires et à deux ou trois fois où je crie “La Poule !” ? Ou bien à la couple de piasses que je refile en pourboire au barman pour mes bières gratuites ? Ou encore juste à la subtilité de mes coups d’oeils furtifs sur les filles qui viennent voir le show ?
Sérieusement, je vais juste voir un spectacle qui me fait tripper plus souvent qu’autrement. Pis hier, ben j’ai trippé.
mars 12th, 2007 à 20:59
Premier commentaire: pourrais-je être plus laide sur ma photo?!?!
Hahaha.
Bon chroniqueur culturel, oui, mais pas à Flash, ton vocabulaire est trop élaboré Martin.
Pour ma part, je suis contente d’être passée en premier, j’ai pu profiter des autres lecteurs à mon gré! Tous étaient FABULEUX.
mars 12th, 2007 à 21:33
Vous y étiez ? Oui
Qu’en pensez vous ? C’était super bon. Très diversifié (j’adore).
Suis-je un bon chroniqueur culturel? Meilleur que moi, c’est certain.
mars 13th, 2007 à 5:33
Martin, la fougue de ta plume de chroniqueur culturel n’a d’égal que la décadence pastorale du père Aubé.
L’esprit d’ouverture qui règne au cabaret, tant du coté du public que des auteurs, me jette par terre à chacune de mes présences. Merci… bravo… amen!