La trilogie du lotus par Martin Petit
Je le regardais souvent travailler dans son jardin. Évidemment je ne savais pas s’il était vietnamien, coréen, chinois ou japonais car il portait toujours le même chandail de laine. De ce que j’en savais il ne me regardait jamais dans ma cuisine. Lui et son jardin d’eau, moi et mes nouilles. Chaque jour, je l’observais, chaque fois plus longuement, je ne savais trop que faire de cette obsession nouvelle, mais je sentais bien que la recherchiste en moi allait forcer le contact, quitte à briser le bel équilibre de tout mon voisinage.
Je tag Benoit Mendreshora