Archive pour mars 2007

Monastère Chapitre Cinquième

Jeudi 8 mars 2007

image-1.png

Esthelle referma la porte le plus rapidement possible. Il n’était pas question qu’elles soient mêlées à toutes ces histoires, elle, qui était à quelques mois d’une retraite bien méritée.

« Doc, je l’ai encore fait, murmura Bond. Je suis désolé de devoir vous imposer tous ces mensonges, encore une fois… »

Doc Triton regarda l’inspecteur perplexe, c’était la 7e fois en 18 mois qu’il lui demandait de mentir sur un rapport d’autopsie. Mais pourquoi éliminait-il chacun de ces témoins… Il était temps qu’il lui pose les vraies questions.

« C’est bon, vous n’avez pas bien protégé votre arme pendant l’interrogatoire et votre témoin a choisi de se suicider plutôt que de vous révéler ce qu’il savait… Mais dîtes-moi Bond, pourquoi les liquider à chaque fois, que savent-ils tous pour que vous deviez les faire disparaître ? »
Bond hocha la tête, pendant que le Doc s’assura que la porte était bel et bien fermée. Bond avait une confiance absolue en la personne du Doc Triton. Les deux préféraient de loin, la loi du gros bon sens à l’administration lourde du système judiciaire.

« Ils me répètent tous la même chose… ou plutôt le même nom. Mon nom. En fait mon ancien nom. Ils affirment tous que mon frère est le responsable. Et si quelqu’un dans le service apprenait une chose pareille, et bien on me retirerait l’affaire. » Doc Triton savait à quel point cette affaire lui tenait à coeur, l’inspecteur travaillait jour et nuit pour la résoudre… Il devait savoir depuis le tout début que son propre frère était impliqué, ce qui expliquait enfin! tout cet acharnement de la part de Bond.

Je tag… Perizz, d’un coup qu’il y aurait une autre histoire d’urètre.

Monastère Chapitre six

Vendredi 9 mars 2007

L’air était infect.

perizzolo1.jpg

Une odeur de renfermé, de mort. Je croyais que la retraite m’aiderait à passer ce moment difficile, mais il n’en était rien. Pourtant, je n’avais jamais souffert de claustrophobie, mais c’était le sentiment qui m’envahissait. Loin de me sentir protéger, rien faire, n’était plus une option.

J’ouvris la fenêtre en disant que ça aiderait, que ça passerait. Un VUS noir faisait son entré dans le domaine. Les moines ne conduisent pas de VUS aux vitres Teintées. Quelqu’un, comme moi, venait profiter de l’endroit ou ma vie était en danger? Lucie avait été tuée, voilà ce qui me restait pris entre les dents depuis deux jours. Son accident m’avait toujours apparu tiré par les cheveux. Il fallait réagir vite.

Je tag monsieur André Truand

Monastère Chapitre sept

Samedi 10 mars 2007

Abbé Rousseau: Avez vous un mandat quelconque pour venir ici ainsi déranger le recueillement de notre commune?

Ian Bond résista à l’envie de lui tourner la tête dans le style exorciste.

Abbé Rousseau: J’insiste, sans mandat, personne ne passera cette porte.

Ian Bond expira un juron sans égard pour le sacrilège.

Les hommes repartirent.

Le bon Abbé vint m’avertir. Je pris mes affaires et malgré le silence des murs qui me donnait des étourdissements aigus…je filais vers la voûte de l’église. Il était encore temps de me débarrasser des corps avant leur retour.

Je tag Mario Bélanger

Monastère Chapitre Huit

Samedi 10 mars 2007

moine.jpg

L’écho de mes pas résonnait dans l’escalier en colimaçon.
En courant, mon plan prenait forme dans ma tête : me rendre à la voûte, enfiler un costume de moine , mettre les corps dans un bac de linge sale et aller jeter le tout dans l’inscinérateur.
Chaque seconde était cruciale.
Une goutte de sueur me brûla l’oeil gauche au moment de traverser la grande porte de métal derrière laquelle se trouvaient les corps, minutieusement enveloppés et enfouis sous la statue de l’Abbé St-Luc, fondateur du Monastère.
Juste comme je m’accroupis pour soulever la plaque de bois en fausse brique, j’entendis un bruit. Un craquement.
Et après….plus rien.

La vieille statue de l’Abbé St-Luc était tombée sur l’homme déguisé en moine.
Une mare de sang entourait le corps de l’homme.
L’inspecteur arriva sur les lieux , soupira de soulagement et repartit.

L’orgue du monastère joua un air lent, qui faisait étrangement penser à une version moderato de : “Baby one more time” de Britney Spears.

L’Abbé Rousseau , le Doc Triton, Esthelle et l’inspecteur étaient ensemble, dans la cave à vin du Monastère.
Cigarette au bec, l’inspecteur Bond demanda: “mes amis, quel est le nom du prochain pensionnaire ?”

Fin

Ce soir ! Monastère et Diable Vert !

Dimanche 11 mars 2007

Que se passera t-il dans la nouvelle érotique du père Aubé?

Quelle chanson produira DJ Caméléon?

Quels personnages nous présenteront Martin Petit et Patrick Bélanger?

Que nous réserve nos nouvelles plumes?

Marie-Christine Lachance alias Mary-Céramik Placard

photo31.jpg

La mystérieuse traductrice confondue

200479485_85f4341b711.jpg

Martin Dubé, qui est le frère d’un Denis Drolet mais pas le frère de Patrick Drolet qui aussi sera là.

image-2.png

Arrivez tôt ! Mais pas avant 19h30 non plus, faut pas capoter!

Un bon dimanche au Monastère

Lundi 12 mars 2007

2geneve.jpg

Jean-François Aubé alias Jacquelin Préjean nous avais prévenu, il nous réservait une soirée unique et nous fûmes exaucés.

D’abord 3 découvertes.

Valérie Pelletier, notre brindille de traductrice, est apparue au beau milieu d’un show qui avait jusque-là des allures de rodéo. Les apparences sont trompeuses avec celle-là. L’ingénue cache un goût pour l’humour subtilement sadique, vous savez celle qui vous fait regretter de lui avoir appris une prise de karaté…ou prêter les clefs du chalet, ou pire donner votre caméra vidéo…

4.jpg

Maintenant Patrick Drolet, pieuvre théâtrale comme on en voit peu. Pour sa première participation au cabaret, il nous invitait à une partie de poker où les gagnants étaient dans la salle. L’homme nous a rappelé que la manière de livrer les textes mérite d’être adaptée à ce dernier. Son texte, mériterait d’être reproduit en entier, sur ce blogue, juste pour démêler les rêves étranges qu’il a suscités chez moi. On souhaite qu’il nous adopte.

Troisième recrue, la tornade soreloise, Marie-Christine Lachance a joué avec la salle comme un toréador qui cacherait une scie mécanique derrière son foulard rouge. La fille est en ébullition constante, son texte polymorphe préfigure une hyper créative. Je résumerai en vous donnant une dernière image: vous regardez le ciel, il y a un météorite qui entre dans l’atmosphère, le feu incandescent donne au loin une traînée lumineuse, et devant ce spectacle on fait un voeux et l’on se dit que la vie est belle. Mais la météorite, qui n’est pas là pour jouer à la fée des étoiles, continue sa course, et vous réalisez trop tard que la comète se dirige droit sur votre tête crédule, c’est ça, Marie-Christine Lachance.

0.jpg

Bravo à Martin Dubé, Patrick Bélanger, Mario Bélanger et Jean-François Aubé,

Merci à Denis McCready, Benoit Mendreshora et Hugo Dubreuil pour l’appui volontaire, crucial et subtil qui aide à tenir les colonnes du temple.

Martin Petit

Vous y étiez? qu’en pensez vous ? Suis-je un bon chroniqueur culturel?

Une belle soirée au monastère ! (soupir) par Mario Bélanger

Lundi 12 mars 2007

Amen !
Ha ! Que c’est beau de vous écouter lecteurs et lectrices de mon coeur !

Pour ma part, je quitte toujours ces soirées à la fois ému, content et émerveillé.

Avant, pendant, et après le show , je tente toujours de faire écouter au public un vaste panorama musical.
D’ailleurs, si vous voulez me faire partager vos goûts musicaux , pas de problème !
Vous pouvez arriver avec des disques (cd,33 tours ou 45 tours), et je vais vous faire tourner ça en un temps ….un mouvement !

Zouke -zouke !
Play it again ….dj Cam ! (Ou ….dJésus)

Love

P.s. : Ce soir, je vais voir la Ligue québécoise de Slam (LIQS)…(un show qui a l’air de ressembler aux ADD……à suivre.)

On m’a offert le privilège…

Lundi 12 mars 2007

D’écrire sur ce blogue.
D’abord je me souhaite la bienvenue, de votre part.
J’ai reçu un baptême digne de ce nom, un soir de Monastère, aux côtés du Père Aubé. On ne m’a malheureusement pas garoché d’eau bénite dans la face, ce que je regrette amèrement. Je suis donc allée me tremper le front dans un bol de toilette du Diable vert, contente de n’y voir aucun déchet. Ou autre. Vous comprenez.

Je ne pourrais offrir une meilleure critique que celle servie plus bas par le maître Petit, allez-donc la voir. Tout ce que j’ai, c’est un point de vue. Celui d’une fille qui a lu.

Un public attentif, mis à part évidemment l’homme pour qui nous avons dû pratiquer un exorcisme, le pauvre crachait de la morve verte et brune en criant des insanités en hébreu. Mes félicitations au Père Aubé qui a su le sortir de la torpeur, et à Mario Bélanger le valeureux qui lui a ptiché des 33 tours au visage pour le contrôler. Grâce à ses flash chrétiens, Denis McCready a su immortaliser l’épisode tout en faisant fondre le diable qui habitait le corps de la victime. J’attends toujours le scrapbooking.

Martin Petit a enfin pu profiter pleinement de son chevalet, n’hésitant pas une seule seconde pour le planter dans le poitrail du spectateur, avant même que le Père Aubé ait la chance de lui crier au ralentit: Noooooooooon! Il est guéri!!!!!

Mort, le spectateur est mort. Mais combien attentif. Du public de même, on en veut chaque semaine.

Bravo aux autres intenses de ma trempe, je vous ai adoré, glorifié, jalousé, grippé peut-être aussi.

Marie, Mary-Céramike Placard

La trilogie du lotus par Martin Petit

Mercredi 14 mars 2007

Je le regardais souvent travailler dans son jardin. Évidemment je ne savais pas s’il était vietnamien, coréen, chinois ou japonais car il portait toujours le même chandail de laine. De ce que j’en savais il ne me regardait jamais dans ma cuisine. Lui et son jardin d’eau, moi et mes nouilles. Chaque jour, je l’observais, chaque fois plus longuement, je ne savais trop que faire de cette obsession nouvelle, mais je sentais bien que la recherchiste en moi allait forcer le contact, quitte à briser le bel équilibre de tout mon voisinage.

Je tag Benoit Mendreshora

La trilogie du lotus, part B (Mendreshora)

Jeudi 15 mars 2007

Mon boulot de recherchiste à Des Kiwis et des hommes était le parfait prétexte pour l’approcher. Depuis mon observatoire, une fenêtre panoramique qui laissait pénétrer tant de lumière dans ma cuisine où je bataillais ferme pour exorciser mes talents douteux de cuisinière nouvellement interpellée par la gastronomie asiatique, j’avais pu durant de nombreuses séances destinées à apprivoiser l’art du wok, remarquer la variété de fleurs que mon voisin câlinait tous les jours.

Ma curiosité m’avait poussé à utiliser des jumelles pour regarder de plus près, afin de découvrir qu’elle était la variété de fleurs auxquelles il semblait porter plus d’attention qu’à tout autre chose. J’avais pourtant bien essayer d’attirer son attention, ne portant parfois qu’un tablier quand je m’escrimais à réussir nouilles et sautés, espérant innocemment qu’il lève la tête vers moi. Mais non, il travaillait sans cesse, usant de ses outils de façon si zen, faisant de lents mouvements maîtrisés et parfaitement chorégraphiés pour tailler, sarcler et bichonner ses amantes aux pétales colorés dont j’étais de plus en plus jalouse.

Aussi, le jour où je découvris que ses préférées étaient comestibles, j’obtins du coup le prétexte parfait pour contourner la longue palissade qui entourait la maison et pour frapper enfin à la porte du voisin le plus innaccessible du quartier. Armée d’une tasse à mesurer, fermement décidée à prétexter l’emprunt d’une tasse de riz, qu’elle fût ma surprise de me faire brusquement barrer la route par ma voisine de gauche qui s’efforçait de reprendre son souffle afin de me déclarer quelque chose qui me glaça le dos.

 

Je tag JF Aubé.