Archive pour la catégorie 'Correspondance'

Lundi matin, allumette. Finale alternative #2

Lundi 5 mars 2007

Un mauvais moment de passé. J’ai enfin réussi à extirper l’allumette. J’ignore si y a des échardes, mais ça saigne un peu.

Maintenant que je sais comment dealer avec le corps étranger, je vais dealer avec les filles. J’appelle Chantal.

- Pis? As-tu trouvé du feu? Qu’elle me dit d’une voix moqueuse.

- Pourquoi t’as fait ça?! T’es pas ben?! J’ai le boute en sang!

- Tu pensais-tu que je savais pas que t’avais couché avec Isabelle pendant qu’on était ensemble?

- Pourquoi moi, pourquoi pas Isabelle? C’est ta meilleure amie après tout. C’est aussi pire.

- Isabelle? Elle s’en est juste pas rendu compte encore.

Elle raccroche. J’appelle Isabelle.

- Isabelle? As-tu trouvé quelque chose?

- Dans les poches des jeans de Chantal?

- Non, dans ton vagin.

- Quoi?! De quoi tu parles?

- Est-ce que tu t’es endormie avant Chantal, hier soir?

- Oui, j’pense que oui. En tout cas, j’suis tombé sec un moment donné. J’étais un peu beurré… Pourquoi tu demandes ça? Qu’est-ce qu’il y a dans mon vagin?

- Check, juste pour voir.

- C’est ben fucker!

- Écoute, fais-moi confiance… J’avais une allumette dans l’urètre. Que je marmonne.

- Quoi? J’ai pas compris.

- J’avais une allumette dans boute! Que je crie presque.

Il y a un silence au bout de la ligne. J’entends Isabelle se déplacée dans son appartement. Elle fait des petits bruits, pas des gémissement, mais plutôt des petites complaintes. C’est assez long.

- Tabarnack! Qu’est-ce ça fait-là?!

- C’est quoi?

- J’pense que c’est un petit briquet BIC. J’arrive pas à le sortir. Là, tu vas m’expliquer ce qu’il se passe!

- Chantal le sait pour la fois qu’on a couché ensemble.

- Shit! Je l’ai!

- Tu l’as?

- Oui, c’est un mini BIC rose.

- C’est mon briquet. Il marches-tu encore?

- Pourquoi? Oui. Il marche.

- Parfait, j’m'en viens, j’ai pas encore fumé de la journée.

Perizz

Le drogué et l’imbécile

Lundi 22 janvier 2007

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Extrait de la correspondance des deux Martin, Perizzolo et Petit, lue dimanche le 21 janvier :

…Tu me prends donc pour un abruti, un indigène, simplement parce que j’ose me promener à Paris en mocassin et arborer fièrement mon collier de griffes d’ours? Il y a ce proverbe esquimaux qui dit : Celui qui se marie à un phoque n’enfantera que des phoques.

Pour payer mon loyer j’ai passé le week-end entier à me masturber devant une caméra Web pour un site porno gay italien. Je ne la trouve pas drôle. Je veux mes 10 000$. Je suis prêt à descendre à Marseille plutôt que de passer 2 autres nuits blanches à m’astiquer la verge tout en simulant être assis sur un moulin à poivre. Crois-moi tu ne veux pas que je descende à Marseille….