Archive pour la catégorie 'Informatif'
Bonne nouvelle
Jeudi 13 septembre 2007La très haute direction des auteurs du dimanche négocie présentement une entente avec le Verre Bouteille sur la rue Mont-Royal…à suivre
René Char en kiosque
Mardi 5 juin 2007Le poète le plus cité dans le cadre des auteurs du dimanche est fêté par le magazine télérama. À découvrir, pour tout ceux que je n’avais pas convaincu.
Dans la même veine ça vous dit une game de balle-molle fin juin?
Martin P
Pour les Auteurs de dimanche
Vendredi 6 avril 2007Drôle de semaine! Les médias se relaient pour mettre la table pour notre premier concours international des religions.
Maisonneuve en direct qui rencontrait en tête à tête un dissident de l’Église.
Puis ce billet de Lagace, qui peut intéresser vos plumes.
Bonne inspiration!
Martin
Un bon dimanche au Monastère
Lundi 12 mars 2007
Jean-François Aubé alias Jacquelin Préjean nous avais prévenu, il nous réservait une soirée unique et nous fûmes exaucés.
D’abord 3 découvertes.
Valérie Pelletier, notre brindille de traductrice, est apparue au beau milieu d’un show qui avait jusque-là des allures de rodéo. Les apparences sont trompeuses avec celle-là. L’ingénue cache un goût pour l’humour subtilement sadique, vous savez celle qui vous fait regretter de lui avoir appris une prise de karaté…ou prêter les clefs du chalet, ou pire donner votre caméra vidéo…

Maintenant Patrick Drolet, pieuvre théâtrale comme on en voit peu. Pour sa première participation au cabaret, il nous invitait à une partie de poker où les gagnants étaient dans la salle. L’homme nous a rappelé que la manière de livrer les textes mérite d’être adaptée à ce dernier. Son texte, mériterait d’être reproduit en entier, sur ce blogue, juste pour démêler les rêves étranges qu’il a suscités chez moi. On souhaite qu’il nous adopte.
Troisième recrue, la tornade soreloise, Marie-Christine Lachance a joué avec la salle comme un toréador qui cacherait une scie mécanique derrière son foulard rouge. La fille est en ébullition constante, son texte polymorphe préfigure une hyper créative. Je résumerai en vous donnant une dernière image: vous regardez le ciel, il y a un météorite qui entre dans l’atmosphère, le feu incandescent donne au loin une traînée lumineuse, et devant ce spectacle on fait un voeux et l’on se dit que la vie est belle. Mais la météorite, qui n’est pas là pour jouer à la fée des étoiles, continue sa course, et vous réalisez trop tard que la comète se dirige droit sur votre tête crédule, c’est ça, Marie-Christine Lachance.

Bravo à Martin Dubé, Patrick Bélanger, Mario Bélanger et Jean-François Aubé,
Merci à Denis McCready, Benoit Mendreshora et Hugo Dubreuil pour l’appui volontaire, crucial et subtil qui aide à tenir les colonnes du temple.
Martin Petit
Vous y étiez? qu’en pensez vous ? Suis-je un bon chroniqueur culturel?
Propos d’une spectatrice confondue… un dimanche très tard
Lundi 5 mars 2007
Frigide
La traduction, métier que je pratique depuis dix ans m’a rendue frigide.
Désormais lorsque je lis un livre, ce n’est plus que pour trancher que telle traduction d’un best-seller à gogo est trop littéraire, tel ouvrage de poésie ne respecte pas les règles élémentaires de la typographie, ou tel auteur – franchement – utilise plein d’anglicismes. Dans le meilleur des cas, j’en conclus à un auteur qui sait bien écrire, sans plus.
Le désir d’empoigner brutalement les mots et de les façonner ne m’anime plus depuis longtemps.
Comme tout le monde, j’ai déjà voulu écrire. Jeune, je tenais scrupuleusement un journal, jusqu’à ce que je le brûle un jour d’un mouvement de désespoir adolescent. Au cégep, je commis quelques envolées littéraires qui me valurent les honneurs de mes profs. Mais lorsque je fis mon entrée à l’université en traduction, je déterminai rapidement qu’il était temps de passer aux choses sérieuses et de consacrer tout mon talent à redire ce que d’autres avaient si bien dit avant moi.
Autrefois groupie du moindre écrivaillon, j’en vins à nourrir secrètement une certaine jalousie pour ceux qui exerçaient ouvertement le métier d’auteur, de journaliste, de rédacteur ou de personne-qui-écrit-ce-qu’elle-pense-et-qui-est-originale-en-plus. Oh, cette jalousie était bien camouflée sous un esprit critique implacable, et que Saint-Jérôme patron des traducteurs me pardonne si jamais j’émis un reproche injustifié à l’égard d’un gratte-papier.
Lorsque récemment une amie m’invita à une soirée du cercle des Auteurs du dimanche, je répondis machinalement que j’y penserais, classant mentalement l’invitation dans la catégorie des « Ah, finalement, je n’ai pas pu y aller… ». J’appris par hasard qu’un ancien camarade du programme de traduction de l’Université de Montréal y lirait l’une de ses nouvelles. Raison de plus pour ne pas y aller. Comment un traducteur pouvait-il se permettre pareil égarement? Je ne voulais pas être témoin de ça!
Arriva la fin de semaine, puis le jour J, et je ne pouvais cesser de penser à cette soirée. Mes vieux rêves refaisaient surface… Je me voyais accueillie à bras ouverts par le cercle d’écrivains, tirant au puits de mon imaginaire des histoires qui sauraient galvaniser le public et m’attirer l’admiration de mes collègues traducteurs – enfin une qui a réussi! Les auteurs quant à eux apprendraient enfin de quoi il en retourne lorsqu’un traducteur se décide vraiment à écrire.
Je me décidai finalement à aller faire un tour à cette soirée, pour en avoir le cœur net. Soit j’en finirais pour de bon avec la littérature, soit… Soit, je ne sais pas. Je devais rejoindre mon amie à 20 h, mais elle ne vient jamais.
À mon arrivée sur place, je tombai face à face avec un humoriste bien connu. Et voilà maintenant que les humoristes se mettent à la plume, songeai-je, ne manquait plus que ça! Lorsque l’humoriste en question s’avança vers moi pour m’offrir une bière, j’eu un sursaut intérieur, mais je gardai ma contenance et je le remerciai en souriant poliment. Il marmonna quelque chose que je ne compris pas et s’éloigna aussitôt, sans doute aussi gêné que moi. Je fus touchée du geste et cela me mit dans de bonnes dispositions. Je resterais au moins le temps de boire un verre.
L’animateur monta sur scène peu après. J’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. C’était probablement parce qu’il ressemblait étrangement à Bruno Landry de RBO – en plus beau. Il présenta le premier écrivain. Je ne peux me rappeler de son nom ni de quoi parlait sa nouvelle, mais je me souviens très bien qu’il a fait une affreuse erreur de préposition. Voilà qui confirmait bien mes préjugés. Si ce n’eut été de la bière offerte par l’humoriste et du 8 $ payé à l’entrée, je serais peut-être partie sans demander mon reste. La deuxième nouvelle était drôle, mais l’auteur avait la manie de mettre partout des répliques en anglais, pour faire cool. Pathétique, me dis-je, bel avenir pour le Québec… Je me levai, prête à partir. Arriva un troisième auteur, plus littéraire celui-là, qui me fit me rasseoir sur ma chaise.
Lorsque l’humoriste m’offrit une deuxième bière, j’étais déjà clouée à mon siège et je n’avais plus aucune intention de partir. Je me saoulais mentalement des paroles de ces auteurs qui avaient le courage de monter sur scène lire le fruit de leurs entrailles. Amen! Je ne me voyais pas faire la chose – je trouvais cela quasi indécent – mais je goûtais pleinement l’excitation du plaisir de la création. Plaisir auquel j’avais renoncé, comme un moine copiste du 18e siècle.
Lorsqu’au moment de la lecture finale je reconnus le faux Bruno Landry comme étant une ancienne vedette pop dont j’étais vaguement amoureuse dans ma jeunesse, je fondis littéralement. Il m’enfonça en plein cœur sa plume. Un recueil de nouvelles de son cru se vendait au bar, et j’en arrachai littéralement une copie au barman pour courir chez moi assouvir ma faim.
Je lus la première nouvelle du premier au dernier mot, puis je me mis à lire boulimiquement à coup de deux ou trois lignes la prose futoro-scientifico-étrotique d’une précision chirurgicale. J’étais tellement affamée que je dévorai le livre entier en moins d’une heure.
Gavée, je m’effondrai dans mon lit. Je dormais presque déjà lorsque germa dans mon esprit une idée de nouvelle autobiographique. Chaque mot s’inscrivit noir sur blanc dans mon esprit. Mais j’étais trop fatiguée pour me relever et écrire et je me dis que le lendemain matin, j’aurais sûrement tout oublié. De toute façon, j’avais des traductions urgentes à livrer et je n’aurais certainement pas temps à perdre à écrire…
La correspondance avec Ian Lauzon
Jeudi 22 février 2007Ian : Alors, dis-moi Martin, est-ce que je commence la correspondance ou tu as une idée?
Martin : J’ai commencé les deux dernières, j’aimerais bien si tu pouvais faire le premier envoi. Quelque chose de bref, 200-250 mots qui placent l’action, et on verra quelle tangente cela prendra.
Ian : Pas de trouble, je t’envoie ça demain.
Le lendemain, je reçois un 500 mots où je comprends que mon personnage est une coquerelle. Une vraie! Enfin, vous découvrirez les détails dimanche, mais rappellez-moi de toujours commencer la correspondance! Salaud…
Une entrevue sur XM RADIO pour les ADD
Vendredi 19 janvier 2007Envie d’entendre Martin Petit s’exprimer avec émotion et intensité sur le plaisir des soirées du cabaret littéraire des Auteurs du Dimanche… Allez faire un tour sur le myspace de l’émission Quoi de Neuf diffusée sur XM Radio Satellite :