9 février 2007

La tag de McCready

10 février 2007

- Mon père aimait bien chanter quand j’étais petit, et pendant de nombreuses années j’ai cru dur comme fer que c’était lui le vrai chanteur de « Fais du feu dans la cheminée » (Jean-Pierre Ferland).

- Depuis mon enfance, je dois épeller mon nom de famille quotidiennement. Je dois parfois expliquer que malgré mon patronyme, je suis un francophone né sur le Plateau Mont-Royal. Mon prénom se prononce en français Denis, pas à l’anglaise Dennis. Le nom McCready, écossais ou irlandais – c’est encore obscure – a été transmis de père en fils depuis 1820 au cours de mariages avec des femmes nommées Casey (Irlandaise), Forcade (Prussienne), Gingras, Séguin (une lointaine descendante d’un soldat du régiment de Carignan et d’une fille du Roy) et Villeneuve, toutes trois du Québec francophone. C’est une coincidence si je parle si bien anglais, et parfois mes interlocuteurs anglophones me demandent naïvement comment se fait-il que je parle si bien le français (!?!).

- Lorsque j’étais enfant, j’étais très impressionné par la première mission Apollo sur la lune. Je passais des heures à regarder les photos dans les National Geographics de mon frère. Pour moi, ces deux astronautes étaient de vrais héros. Hors en juillet 2007, pour mon travail, j’ai eu l’occasion de rencontrer le 2e homme qui a marché sur la lune, Buzz Aldrin.

- Depuis deux ans, je collectionne les machines à écrire mécaniques, surtout les modèles portables. J’en possède plus d’une trentaine, et occasionnellement j’en fais rénover une à fort prix (ouf!) par un réparateur de St-Léonard. Ma plus ancienne est un modèle pliable Corona #3, qui a inspiré mon texte Vermifuge l’an passé aux Auteurs, et qui date de 1917.

- Pour pleins d’aspects de ma vie, je souffre du syndrôme de l’imposteur, et je suis convaincu d’être totalement incompétent. J’ai parfois des pointes d’angoisse à l’idée qu’on me démasque. Je travaille en télévision-cinéma depuis plus de dix ans, et malgré ma pathologique conviction, on me donne des budgets de plus en plus gros à gérer, sur des sujets de plus en plus complexes. C’est la même chose pour les ADD, où malgré mes nombreuses participation, j’ai toujours l’impression que je suis pas assez profond, ou assez drôle, ou que mes textes ne sont pas assez travaillés. Curieusement, je ne nourris aucun doute sur mon pouvoir de séduction ou sur la valeur esthétique de mes photos. Devrais-je consulter?

RENVOI TAG
Ayant perdu le fil de quel(le) auteur n’a pas joué à ce jeu, je donne la tag à ceux et celles qui restent. Mais j’invite aussi à un nouveau jeu de tag : votre première expérience de lecture en public.

NOUVELLE TAG
Pour ma part, c’était à l’église St-Stanislas de Kostka, rue St-Joseph, où j’ai fait une des lectures lors d’une messe spéciale. J’avais 9 ans, un trac fou, des lunettes immenses, tremblotant dans ma chemise carottée dont les pointes du collet étaient aussi larges que mes maigres épaules, portant mes pantalons de corduroy – un tissus que j’ai eu en aversion pendant 25 ans. Ça m’a donné une émotion phénoménale de commencer mon texte en appelant « Frères » un parterre remplis de personnes qui m’écoutaient religieusement… C’est de là que me vient probablement la piqure, et c’est ça qui m’a poussé à faire de l’impro plus tard, et à rechercher ce plaisir que je prends régulièrement aux ADD.

Et vous, messieurs Hardcore, Lauzon et Petit, quelle a été votre première performance de lecture publique?

Toute une soirée ! MOUSTACHE…

12 février 2007

Toute une soirée, moustache !

C’est dans un Diable vert bondé que nous venons de vivre une autre soirée unique.
Difficile à décrire, tant il y a de détails savoureux. Bravo aux auteurs :

Benoît Mendreshora : en plein dans le mile ! Encore une fois, tu as utilisé le thème de façon brillante. Tu l’a cerné, et en a fait un solide moteur dramatique. Touché !

Matthieu Simard : Wow ! Deuxième brave avec Denis à avoir joué à relier le thème à un événement de l’actualité en 500 mots. Habile lien entre la mort d’Anna Nicole et la moustache. Critique sociale empreinte d’humour. Ouf bravo (à Denis aussi pour batterie) Vraiment un jeu exigeant auquel je n’oserais pas me livrer, mais au résultat fascinant. Touché !

Mario, Mario, Mario, Mario, Mario… Je ne trouve pas les mots.
Mais qui es-tu donc Mario ? Un texte,une comédienne : Dialogue avec une fille dans un restaurant indien (musique indienne en trame de fond). On apprend que tu es amoureux d’un nain moustachu….
Une chanson, un guitariste, trois danseuses à moustache…(J’aime les filles à moustache) Une fleur, de la musique… Touché !

Isabelle, Touchante de sensibilité, belle comme un cœur, traitement original. Une bouteille à la mer de 500 mots bien utilisée. Un nouveau jeu heureux. Touché !

Hugo, mon pauvre Hugo, j’ai encore manqué ton texte à cause de ma transformation en Père Aubé. Bonne réaction. Donc, à moins d’un avis contraire, je dis Touché… Quelqu’un peut commenter ?

Père Aubé : Je suis heureux de la réaction des gens et des commentaires reçus après le spectacle. Le thème m’a donné bien du fil à retordre. J’ai écrit mon texte ce matin, de 9:30 à 12;30, je l’ai corrigé de 16:00 à 17:00.
C’était un texte plus austère, assez encyclopédique, tordu et pas très rigolo. Mais je tenais à écrire cette idée : Raconter les grandes lignes des 25 ans d’histoire du règne de Staline à partir du point de vue de son barbier personnel. En 1542 mots…
Réaction au-delà de ce que j’aurais pu imaginer, ça a vraiment plu. Les gens sont capables d’en prendre, le cabaret est vraiment un endroit parfait pour tester ses limites et prendre des risques comme créateur.
Je vais arrêter de me poser trop de questions.

Merci aux gens présents pour la qualité de leur écoute. Vraiment un public génial, merci d’assister à nos soirées.

Ne vous gênez surtout pas pour ajouter vos commentaires ou nous poser des questions. Le blog peut avoir une allure « d’inside », à nous de le rendre invitant.

Bien à vous J-F Aubé. (Dimanche prochain : « Mystère »)

Extrait “Moustache” du Père Aubé.

13 février 2007

Je regardais, par les grandes fenêtres du Kremlin, la place rouge et la Moskova en me disant que mes yeux se posaient peut-être sur elles pour la dernière fois…Car comme l’ensemble de mon peuple, je vivais dans la peur d’être assassiné ou déporté au Goulag sans explication…

…C’est donc à titre de barbier personnel de Staline que je pus le suivre pendant 25 ans…

…Le plus difficile pour moi, avait toujours été de ne pas trembler.

La moindre coupure se voulant une condamnation à mort assurée.

Sans compter son souci d’avoir une moustache bien fournie, absolument symétrique. Sa moustache symbolisant sa puissance sous toutes ses formes, incluant bien entendu, sa puissance sexuelle…

…Comme à tous les soirs, je plaçai ma mallette sur une petite table à côté du fauteuil de Staline. Ce dernier me salua simplement sans me regarder, puisque absorbé par le spectacle et fébrile dans l’attente d’assister à une nouvelle orgie…

…Allez, donne du plaisir au chef de ta nation pendant qu’on le rase. Ensuite je te rendrai folle en balayant ton sexe de ma grosse moustache…

…J’espérai, en rasant sa joue, qu’il n’ordonne pas qu’on fasse bêtement exploser la tête de la maladroite…

…Ma pauvre sœur, le visage couvert d’ecchymoses semblait être destinée à assouvir ses désirs tordus…

…-Haaa ! Sergueï ! Celle-ci est aussi chaude que ta serviette sur ma peau, allez maintenant termine mon cou, que je dévore au plus vite cette alliée des chemises blanches !…

J’appuyai lentement ma lame sur sa gorge.

Je levai les yeux et obtins enfin le signal d’Alexeï et Léonid, mes collègues postés prêts de l’entrée…

D’un coup sec, je tranchai sa gorge. Un mouvement que j’avais répété dans ma tête à chaque soir, depuis tant d’années.

Il resta figé alors que son sang gicla au plafond, éclaboussant de vifs jets le candélabre préféré de Catherine de Russie…

…- Je savais que tu réussirais Sergueï, me dit-elle en pleurant.
Viens, filons maintenant, pendant que nos troupes infiltrent le Kremlin…

-Un instant Anna… dis-je, il me reste une chose à faire…

…-Va Staline, voilà ce que je fais de ta puissance !

Tag de Pat Bélanger

13 février 2007

Ma’ame Ménard m’a “tagué”! … Zut, j’pensais m’en sauver! Alors voici 5 secrets bien gardés ;

1. Je ne suis pas circoncis. Oui, je sais que la rumeur circulait depuis peu dans une zone résidentielle près de Greenfield Park mais je tenais à rectifier le tire avant que ces ouï-dires ne traverse le pont Jacques-Cartier…

2. Je suis né à Trois-Rivières, j’ai étudié la musique, le théâtre au Cégep et je me suis fait mettre dehors du programme Interprétation du Collège Lionel-Groulx pour attitude critique fasse à l’enseignement… le fait que dans un atelier j’incarne une tortue centenaire des îles Galapagos qui se dirige vers la mer pendant 3/4 d’heure a fait dire au prof que je me moquais d’elle et que je voulais faire rire les copains! Susceptible la madame!

3. Mon chat est mort il y a un mois et j’ai pleuré comme une fillette. J’ai fait un aller-retour à Trois-Rivières pour aller passer une dernière nuit en sa compagnie. Il avait 17 ans et c’était le plus beau chat du monde. et le plus doux. et le plus fin. Sauf qu’il était rendu sénile, louchait, miaulait pour rien et du pue lui sortait des narines. Bref, y paraît que c’était mieux comme ça…

4. J’aime les grosses chattes. Ma blonde en a une. Elle s’appelle Moogy. Elle est douce. Et quand tu la flatte à la bonne place, elle ronronne…

5. J’ai une dépendance. Je suis dépendant à la poutine. Une fois par semaine je dois en manger une, dans une “Belle Province”, en feuilletant un journal de Montréal. C’est probablement du fétichisme alimentaire… Mais c’est peut-être dans l’espoir que le cuisinier, qui m’appelle toujours “mon ami”, devienne un jour VRAIMENT mon ami…

Voilà! Merci à tous! Je crois que ça m’a aidé à cheminer dans ma thérapie… Vu que la plupart du temps j’écris des blagues, j’adore les auteurs du dimanche puisque je ne suis pas obligé d’être drôle. Mais j’avoue que quelques fois j’échappe quelques blagues de chatte ce qui est hautement inaproprié dans un blogue littéraire qui se respecte… Mes excuses à toute la faune féline qui nous lit…

J’appuie Mônsieur Mendreshora en double-taguant Mario Bélanger. Je veux en savoir plus sur cette fleur magique…

- Patrick Bélanger xx

NB Ah oui, j’ai bien hâte à dimanche prochain pour lire mon texte qui n’est pas encore écrit et qui s’intitule Mystère. Je vous donne un indice; ce sera un texte mystèrieux.

Mystère dimanche prochain

15 février 2007

343675652_f339be0713_m.jpg

Qu’adviendra-t-il de notre monde?

Qui seront nos guides?

Que goûtera demain?

MP

Démystification

15 février 2007

Notre première critique blogolienne spontanée, un client heureux sur :

http://losfranckos.com/

MP

Un bref aperçu de dimanche

16 février 2007

La correspondance entre Catherine et Sandy des baleines de Bathurst signée André truand et Martin Petit

images-1.jpg

Que s’est-il passé avec Mary et la police? Les flying chaloupes gagneront-elles le match?

Une saga avec des lesbiennes culturistes, à ne pas manquer dimanche soir au cabaret des auteurs du dimanche.

Pub + Blogue = plogue = $

17 février 2007

Voici une nouvelle idée de promotion de nos soirées, par complicité volontaire.

Si vous avez l’intention de venir voir la soirée des Auteurs du dimanche demain soir, affichez votre choix sur votre blogue et entrez gratuitement. Vous n’avez qu’à indiquer dans un billet les informations disponibles sur la page d’accueil de notre site, et nous vous offrons une paire de billets ainsi qu’une délicieuse Pilsner Urquell… Urrrr quelle est bonne!

Tous les auteurs de blogues qui afficheront ces informations entre 9 h et 17 h demain seront nos invités.

Voyons voir quel sera l’impact de la blogosphère littéraire!

dscf0056.jpg

Extrait #1 du mystère des pleurs de la Pentecôte du père Aubé.

19 février 2007

-Je vois ma fille. Poursuivez, il en va de votre bien-être et de la paix de votre âme, croyez-moi . Dit le père Aubert à la fille du maire.

-Oui, je… j’ai… Enfin, aux fêtes, j’ai eu la permission de passer une fin de semaine au chalet de ma meilleure amie Sophie… Et bien une nuit… Je… Nous… Sophie n’arrivait pas à s’endormir. Elle m’a rejoint dans mon lit…
Après des heures passées à discuter et à rire…
Nous nous sommes spontanément embrassés… Nous avons échangé de chaudes et douces caresses… (PAUSE)
Sophie m’a fait jouir mon père, avec ses lèvres, sa langue et ses doigts… Elle a ensuite joui en serrant ses cuisses contre ma jambe… Nous n’en avons jamais reparlé depuis… Je me sens coupable mon père…Coupable d’avoir jouit comme une folle aux mains de ma meilleure amie…

…Le prêtre referma la trappe couvrant la grille aux motifs cruciformes. Il quitta les lieux rapidement, profondément troublé par la confession de la jeune femme aux envoûtantes effluves de parfum vanille…

La suite sous peu.
Bonne semaine.
P.A.